15 février 2018

Le vol aller est assuré par Delta sur un Boeing 767-400ER avec ses hôtesses vintage. C’est un bimoteur bicouloir à 7 places de front seulement, 2+3+2. Chez Delta, les jeunes ils les mettent sur les lignes intérieures pour les hommes d’affaires.

La nouveauté cette année est qu’il y a du wifi à bord. Faut souscrire, 7$ l’heure, 19$ les 3 heures ou 22$ le vol complet mais on a accès gratuitement aux iMessages entre iPhones et au plan de vol, de bien meilleure qualité sur ma tablette que sur l’écran du siège. Super !

L’embarquement se termine et je me demande qui je vais avoir comme voisin(e). Un gros odorant ou un mannequin de pub Coca-Cola ?

Finalement personne ! Il y a quelques places de libres sur ce vol et j’ai de la chance.

On décolle sous la pluie dans le brouillard juste derrière des Airbus A320 qui eux partent plus court avec moins de piste. Très vite on ne voit plus rien jusqu’ à ce que l’avion ressorte au dessus des nuages. Plus loin le temps se dégage au dessus de la Manche et j’admire les plages orientées ouest de l’extrémité sud-ouest de l’Angleterre que vient frôler la trajectoire. Un peu plus loin on aperçoit un bout d’Irlande puis on entame l’Atlantique par beau temps nuageux qui laisse voir une mer calme.

11h30 les plateaux repas arrivent et je fais du food spotting pour mon Instagram. Au menu c’est poulet en croûte, purée, olives et tomates, pas mauvais du tout. Je me suis toujours demandé ce qui se passerait si la nourriture déclenchait une violente courante aux 300 passagers d’un long courrier. Toute connerie devant être faite au moins une fois, ça a du arriver…

Le vin rouge n’a pas goût de skydrol mais je reste longtemps dubitatif devant mon parallélépipède d’edam sous plastique, me demandant comment y accéder avec un couteau plastique…

Le café est… euh… américain !

Y a pas mal d’hindous sur ce vol. En voila un qui fait ses salamalecs face à la porte des toilettes, invoquant quelque divinité. Il attend peut-être que Vishnou surgisse de la cuvette, tel Aladdin jaillissant de sa lampe…

Surprise, le wifi permet aussi de voir les films en ligne du vol. Faut d’abord télécharger l’application Gogo entertainment, ça ne s’invente pas, sur l’Apple Store, et ça aussi c’est gratuit.  Comme tout est en anglais je choisis Notting Hill avec Julia Roberts. Ça ne doit pas être compliqué, j’arriverai bien à choper un mot ou deux. Simplement, l’hôtesse américaine me dit qu’il faut brancher les écouteurs sur la tablette et non sur le siège. Ah oui, c’est beaucoup mieux !

Tiens, une capture d’écran pour les lectrices de ce blog.

A bord les américains commencent leur nuit et ont baissé les rideaux. Je poursuis avec Julia Roberts et Hugh Grant avant d’essayer d’entamer une sieste puisque j’ai une banquette. En effet, dans ce sens la journée va être très longue avec une arrivée à l’hôtel vers les 2h du mat heure française.

Vers 16h un peu d’animation dans l’avion, on nous sert du sucré salé et j’ai droit à une bonne bière Lite, un des sponsors du NASCAR.

En bas on survole la très grande île au nord ouest du Canada (Newfoundland), au nord de Saint Pierre et Miquelon et maintenant on est au dessus du Golfe du Saint Laurent avec des couches de glace partout.

Vers 17h on touche la côte est au dessus de Portland. En bas tout est enneigé. Encore 2h de vol et on gagne lentement dans les terres.

À l’approche d’Atlanta ça commence à freiner et on s’enfonce lentement dans le coton, à travers une épaisse couche de nuages. Les bébés crient pour leurs oreilles, comme Sandrine à l’approche d’Athènes en… 1984, aujourd’hui à nouveau maman depuis quelques jours.

J’ai pris la place au hublot et je regarde la mécanique du vol. Le pilote sort les premiers crans de volets, on est dans le brouillard, on voit à peine le bout de l’aile. Et puis soudain on perce en dessous, très bas. Le temps est couvert mais sec. Les résidences pavillonnaires et les immenses centres commerciaux défilent sous l’aile, puis les autoroutes et de suite la piste est là. Je reconnais l’immense aéroport d’Atlanta, un des plus grands du monde. Ici l’organisation est extraordinaire et l’avion n’est pas arrêté que déjà une file de gros trucks se présente presque sous l’aile pour ravitailler. Au sol démarre un immense ballet de chariots, de plateformes, on est encore scotchés à bord que déjà les trappes s’ouvrent et libèrent les bagages.

J’ai très peu de temps pour la correspondance mais j’ai mes bagages avec moi et l’employé de l’immigration ne fait pas de difficulté tout en posant un tas de questions. Aux contrôles c’est plus compliqué, la totale, mais les employés sont de bonne humeur et plaisantent. Après un coup de métro j’arrive quand l’embarquement est déjà commencé, à la toute dernière porte de l’immense couloir. Il fait très chaud et je dois ôter toutes mes épaisseurs.

Le vol est sans histoire et se pose à Orlando au milieu d’un paysage lacustre. Il fait beau et la navette Sixt m’emmène à l’agence de location. Là suspense, aurais-je une Camaro ?

Eh oui j’en ai une, une RS V6 comme l’an dernier, absolument superbe en gris foncé cette fois. Encore 2 petites heures de route, la nuit tombe et je parviens enfin à l’hôtel vers 20h30 locales après plus de 20 heures porte à porte.

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2 réflexions sur “15 février 2018

  1. Oui, un long voyage, que les films, repas et maintenant aussi le wi fi, aident a faire passer plus vite…
    Merci pour le clin d’oeil à la jeune maman. 😉

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